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Le marché aux poissons du vieux portLes dirigeants de l'UMP estiment que l'université d'été de ce week-end a rempli sa fonction en rendant la candidature de leur champion «incontournable».
CANDIDAT à la candidature, futur candidat, candidat naturel ? Depuis le discours que Nicolas Sarkozy a tenu à Marseille, dimanche, en clôture de l'université d'été de l'UMP, le débat sémantique est tranché : «Je vais essayer de rendre ma candidature incontournable», avait-il prévenu la veille, en aparté. Aujourd'hui, il estime que c'est fait. Son entourage affirme que tous les objectifs qu'il s'était fixés pour ce week-end marseillais ont été atteints. Revue de détail. Il fallait, d'abord, réussir la photo de famille.
L'intervention de Dominique de Villepin a dissipé les ombres résiduelles dès vendredi midi. Nicolas Sarkozy l'en a remercié en public puis en privé, dans la soirée, en assurant aux journalistes : «Je suis sensible à ses compliments.» Mais il n'est pas dupe pour autant. «Tranquille, mais pas endormi», le chef de l'UMP continue de se méfier de certains chiraquiens, sinon de Chirac lui-même, et sait que sa popularité est son unique bouclier. D'où ses commentaires tout en nuances : «Les choses sont assez apaisées à droite pour l'instant. Si l'avenir s'illustre par le passé, je dois être vigilant.
Mais vu les sondages, j'ai de la marge.» Installé depuis des mois déjà au coeur du débat préprésidentiel, Nicolas Sarkozy a également une nouvelle fois réussi, ce week-end, à attirer ses adversaires sur son terrain. Ségolène Royal la première. Pour Patrick Devedjian, sarkozyste historique, la favorite du PS a même «validé d'une certaine façon» les propos tenus dimanche midi par le candidat de l'UMP sur l'éducation en prônant quelques heures plus tard en Lozère l'instauration de «l'ordre juste» à l'école.
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