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 Après une FIAC 2008 sans surprise et sans ambiance... La question de la contagion de la crise financière au marché de l’art est désormais centrale. Le retournement de l’un des seuls marché refuge n’est plus de l’ordre de la crainte, mais du constat. Depuis la rentrée de septembre le marché des ventes publiques a plié, pour la première fois depuis 1990.

S’il avait résisté au choc du 11 septembre, l’effondrement des systèmes financiers mondiaux auront eu raison de l’investissement plaisir. Désormais, les chiffres parlent d’eux même. Artprice dresse en chiffre les résultats de ses dernières analyses de l’activité de 2 900 maisons de ventes mondiales.

En octobre, les prix des œuvres d’art sont en baisse de -14,5% par rapport au niveau de janvier 2008, époque qui prend désormais des allures de « pic » du marché.

Que ce soit le secteur plus spéculatif des œuvres haut de gamme, ou celui des œuvres abordables à moins de 10 000 euros, pas un artiste ne semble désormais à l’abris d’une forte décote. La dépréciation de la valeur des œuvres spéculatives tend à entraîner celle des pièces dites refuges. 

Le secteur très haut de gamme tend à se contracter. Le taux d’invendus a plus que doublé en un an, passant de 25% à 54% en octobre 2008. Paradoxalement, les prix des œuvres présentées à plus de 100 000 euros et qui ont trouvé preneur, sont restés stables par rapport aux niveaux négociés douze mois auparavant.

Alors que le marché haut de gamme (4,1% des transactions) présente une relative inertie des prix, sur le secteur plus dynamique des œuvres proposées à moins de 100 000 euros, les réactions sont plus spontanées. Les ajustements de prix sont déjà en cours. Dans le cas des œuvres proposées à moins de 100 000 euros, l’indice des prix calculé selon la méthode des ventes répétées affiche une chute de -18% par rapport à octobre 2007 !

A Lire: article du jour dans le figaro