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Intervention de Francois Fillon présentant les axes stratégiques d'une "politique du numérique" pour la France, prononcée le jeudi 21 février 2008 lors de la journée du pôle de compétitivité des contenus numériques "Cap Digital" (Paris). 

"Mesdames et Messieurs,

On a dit beaucoup de choses sur l’élection présidentielle de 2007...
Mais on n’a peu dit que la campagne présidentielle fut la première vraie webcampagne dans notre pays.
Et ce qu’on n’a pas encore dit, c’est que la nouvelle équipe qui sert la France appartient à la génération du numérique.

A mon sens, c’est la première fois que le Président de la République, le Premier ministre et la totalité des ministres vivent au quotidien avec les technologies de l’information et de la communication.

En ce qui me concerne, ce n’est pas une nouveauté, car j’ai toujours été attiré par ces technologies. Depuis mon premier ordinateur, un Toshiba T3100, je n’ai pas cessé d’être passionné. Ministre de la recherche en 1993, puis des postes et télécommunication en 1995, je sentais que la "3ème révolution industrielle" que l’on espérait depuis les crises pétrolières viendrait d’internet et des TIC.

Je peux vous dire que ma vision n’était pas partagée par tous.

Une anecdote.

Un jour, je reçois un haut responsable des télécoms qui me parle pendant tout l’entretien du minitel. Je lui demande : "Et internet, qu’en pensez-vous ?". Et là, mon interlocuteur me répond avec aplomb : "Monsieur le ministre, l’internet est une mode, ça ne durera pas."...

On était en 1995. La France était alors en queue de peloton sur les NTIC. 140000 ordinateurs étaient raccordés au réseau contre 9 millions aux Etats-Unis...

[...]

Le seul combat qui vaille est donc celui qui associe l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur.

Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas de défenseurs du seul audiovisuel, ce n’est pas de défenseurs des seuls réseaux : c’est de défenseurs du numérique ! Et vous pouvez compter sur moi pour être le premier d’entre eux.

"Mener une "politique du numérique" : c’est l’ambition du président de la République et de mon Gouvernement.

Cela veut dire d’abord reconnaître l’importance des acteurs que vous êtes.

La diffusion des TIC et leur utilisation sont des leviers majeurs pour aller chercher le point de croissance qui manque à notre économie.

En Europe, les TIC sont la source d’un quart de la croissance.
Elles représentent 40 % des gains de productivité. Mais en France, l’influence des TIC dans la croissance du PIB est de 0,4 à 0,8 point inférieure à ce qu’elle est dans d’autres pays.

[...]

Notre politique du numérique s’appuie, naturellement, sur notre investissement massif en faveur de l’intelligence.

En neuf mois, le Gouvernement a déjà pris des mesures structurantes inédites.

Notre but est clair : faire de notre territoire l’un des plus attractifs d’Europe pour les activités de recherche et développement.

Autre objectif phare : c’est le soutien au développement de business angels français.
Nous en avons 4 000 en France, alors que la Grande-Bretagne en compte 30 000 !
Ce n’est pas à vous que j’apprendrai le rôle-clé de ce type d’investisseurs dans la chaîne de financement des jeunes entreprises innovantes.

Vraiment : je veux qu’on arrête de considérer DASSAULT SYSTEMES, BUSINESS OBJECT, ILOG, et désormais DAILYMOTION et NETVIBES comme des exceptions.

Je veux plutôt qu’on les voie comme les premiers d’une longue série, que viendront enrichir - pourquoi pas ? - ALDEBARAN-ROBOTICS, ou BARACODA dont les projets viennent de m’être présentés.

Enfin, dans la prochaine loi de modernisation de l’économie, nous proposerons un statut unique pour toutes les entreprises à fort potentiel de croissance. Il s’appuiera sur le statut de "jeune entreprise innovante" qui, comme vous le savez, offre des exonérations d’impôt et des allègements de charges spécifiques.

En procédant ainsi, c’est l’innovation - et pas seulement la recherche - que nous souhaitons favoriser.

A présent, il faut permettre un développement de la fibre optique rapide et respectueux d’une concurrence saine entre les opérateurs.

C’est la condition sine qua non pour que le marché conserve son dynamisme et réussisse cette mutation. On a déjà conduit des concertations dans le comité de pilotage très haut débit animé par Christine Lagarde et Hervé Novelli.

[...]

Dans le domaine du numérique, force est de reconnaître que les compétences de l’Etat sont fragmentées entre un grand nombre d’acteurs.

Cette organisation était certainement justifiée lorsqu’il s’agissait de gérer au mieux la transversalité d’un sujet encore émergent.
Elle est sans doute moins pertinente lorsqu’il s’agit d’en faire un enjeu majeur de notre compétitivité.

Cette question de la gouvernance, de la meilleure organisation de l’Etat pour le numérique, nous y travaillons avec le président de la République. 

Voilà, Mesdames et Messieurs, le message de volonté et de soutien que je voulais vous adresser.

J’ajouterai un dernier mot : l’expression "politique du numérique" ne doit pas être mal comprise.

Mon but n’est en rien d’assujettir l’internet aux poids de nouvelles contraintes ou réglementations, déjà trop nombreuses pour un domaine pourtant si récent.

Je veux au contraire libérer les forces de la créativité !
Dé-corseter le web !

Et je veux compter sur vous, comme vous pourrez compter sur moi.



Francois Fillon a reçu hier soir à Matignon,
l'équipe de Campagne de Nicolas Sarkozy,
l'occasion de nous faire partager ses souvenirs de Campagne.




François Fillon a fait une brève apparition ce dimanche vers 21 heures, à la maison de la Chimie, où étaient réunis les militants UMP pour la soirée électorale. Le Premier ministre a tenté de réconforter le public qui, depuis une heure, affichait une mine plutôt grise, déçu à la fois par les résultat nationaux de son parti et l'élimination d'Alain Juppé à Bordeaux.

"Merci pour le travail fait depuis des mois et des mois", a lancé François Fillon, avant de rappeler, sous les vivats des militants : "nous avons aujourd'hui la majorité absolue à l'Assemble nationale pour mettre en oeuvre les projets du président de la république". Et de préciser : "c'est la première fois depuis vingt-cinq ans qu'une majorité se succède à elle-même".

 


Un peu plus tôt, le secrétaire général délégué de l'UMP, Patrick Devedjian, avait déjà tenté de redonner un peu de baume au coeur des militants de son parti. "La majorité qui avait été élue en 2002 l'avait été dans des circonstances exceptionnelles, en l'absence d'un candidat du parti socialiste au second tour de l'élection présidentielle. Celle d'aujourd'hui l'est dans des circonstances normales", a déclaré Patrick Devedjian, ajoutant : "nous partions d'un potentiel très élevé : 365 députés UMP sortants et 22 du Nouveau Centre soit 387. Le tsunami annoncé et craint par nos adversaires était donc impossible". Le secrétaire général délégué de l'UMP a toutefois reconnu l'impact du débat sur la TVA sociale, en accusant le parti socialiste d'avoir "entretenu" un "débat confus et de mauvaise foi", ce qui "a sans doute contribué à démobiliser une partie de l'électorat".

 

Pour le reste, peu de ténors sont venus saluer les militants à la maison de la Chimie, ce soir. Jean-Pierre Raffarin a fait une courte visite. Idem pour Christian Estrosi, élu des Alpes-Maritimes, qui pourrait se voir attribuer un poste de secrétaire d'Etat dans les prochains jours.


A six jours du premier tour des législatives, le premier ministre s’en est vivement pris à Lyon au Parti socialiste.

"Il faut rompre, pour rejeter l'imposture morale de cette gauche qui joue à colin-maillard avec l'Histoire, la gauche des grandes âmes sèches, qui pratique la justice sociale comme on offre un caramel mou, du bout des doigts, à la sortie des kermesses dominicales".
 
Venu à Lyon soutenir les candidats UMP aux législatives dans la région Rhône-Alpes, François Fillon a consacré une bonne partie de son intervention à une attaque en règle du PS.

Multipliant les formules assassines, le premier ministre a accusé, devant 1 200 personnes réunies à la Cité internationale, la gauche de ne plus "oser aimer la France", de "considérer comme déplacé d'en être fier" et de "prêcher le statu quo quand tous les Français disent nous voulons autre chose, nous avons faim de réussi".
 
"Finies ces mystifications par lesquelles la gauche des grands sentiments dressait en sous-main le travailleur contre son patron, le justiciable contre la justice et le Français contre la France ! Vous avez voté Sarkozy pour que cela cesse et cela va donc cesser", a-t-il insisté.
 
"Sarkozy, la nouvelle vague" 
 
Face à une gauche "fatiguée", "dépassée", "bardée de certitudes et de préjugés", le locataire de Matignon a affirmé que la victoire de Nicolas Sarkozy et le gouvernement incarnaient "une nouvelle vague et un style original"
 
Cette "nouvelle vague" est "bien décidée à changer la façon de penser et d'agir", "déterminée à réécrire les scénarios politiques les plus usés, les dialogues les plus stéréotypés" et "ne craint pas de bousculer les tabous et d'enjamber les barrières partisanes qui ralentissent et divisent la France", a-t-il asséné.
 
Il a appelé les électeurs de l'UMP à offrir à l'exécutif, au soir du 17 juin, "une majorité cohérente et agissante, capable de dépasser les frilosités et les corporatismes". Dans le Rhône, l'UMP détient actuellement 9 des 14 circonscriptions et rêve de pouvoir faire le grand chelem. (lefig)

François Fillon est apparu au Conseil national de l'UMP déjà presque dans le costume de Premier ministre, qu'il endossera selon toute vraisemblance d'ici la fin de la semaine.

C'est lui qui a conclu cette réunion que le nouveau président de la République élu le 6 mai, Nicolas Sarkozy, dont il est un proche conseiller, avait ouverte. "Les Français ont voté pour une rupture, nous la concrétiserons ! Les Français ont voté pour le changement, nous l'engagerons ! Les Français ont voté pour des réformes, nous réformerons", a-t-il lancé.

Il a évoqué la formation du gouvernement et promis que la future équipe gouvernementale "consacrera l'ouverture politique" annoncée par Nicolas Sarkozy. "Cette ouverture, que certains évoquaient dans leurs discours, c'est nous qui allons la concrétiser", a-t-il dit en faisant allusion aux adversaires socialiste et UDF de Nicolas Sarkozy pendant la campagne, Ségolène Royal et François Bayrou.

L'ancien ministre des Affaires sociales et de l'Education nationale a adressé un message de mobilisation aux élus et aux cadres de l'UMP pour les législatives des 10 et 17 juin.

"Une nouvelle campagne électorale commence et elle exige une mobilisation totale. Elle exige de ne pas céder à la facilité et au triomphalisme", a-t-il déclaré. "Elle exige que nous allions au devant de ceux que notre victoire (à la présidentielle) a ébranlés ou, bien à tort, inquiétés."

"Face aux appels dérisoires à la 'résistance', nous allons inviter les Français à construire une espérance commune. Face aux extrémistes qui pensent qu'en cassant les vitrines on casse une victoire électorale, nous allons opposer la force calme de la démocratie", a-t-il ajouté. "Face à ceux qui, à gauche, rêvent d'une cohabitation stérile, nous allons rassembler une majorité claire et ouverte à tous les talents."


Après les violences survenues à la gare du nord à l’occasion de l’interpellation d’un voyageur sans titre de transport, les commentateurs se sont lancés dans un exercice d’amalgame avec les émeutes de l’automne dans les banlieues. Le parti socialiste, jamais en reste quand il s’agit de démagogie a immédiatement dénoncé l’échec du ministre de l’intérieur, rejoint par tous les candidats aux présidentielles attirés par la perspective de grappiller quelques voix supplémentaires.
Cette attitude est irresponsable, elle est même antirépublicaine !

Il n’y a pas des circonstances où la loi doit être respectée et d’autres où son application n’est pas souhaitable. Quand un voyageur n’a pas payé son voyage, c’est un délinquant puisqu’il fait supporter le cout de ses actes à tous les autres usagers et aux contribuables français qui assurent l’équilibre des comptes des transports d’Ile de France. Quand, en plus il s’agit d’un adulte multirécidiviste, aucun républicain ne devrait lui trouver la moindre circonstance atténuante et émettre le moindre doute sur le travail des forces de l’ordre.

Comment convaincre les jeunes de respecter la loi,  quand leurs ainés pour de basses raisons politiciennes, critiquent la police, la gendarmerie et la justice quand ces institutions ne font qu’appliquer la loi votée par le Parlement, c'est-à-dire par les représentants du peuple français ?
A entendre les socialistes, la justice et la police ne devraient ni contrôler les étrangers entrés irrégulièrement sur le territoire français quand ils sont à proximité d’une école – jusqu’à quelle distance la loi est encore applicable ? La police serait elle comme l’alcool un danger pour la jeunesse qu’il faille interdire son usage à moins de trois cent mètres des établissements scolaires comme c’est le cas pour les débits de boisson ? – ni interpeller les resquilleurs dans les transports en commun pour ne pas provoquer les voyous toujours à l’affut d’une occasion de casser.

Bien sûr la pauvreté, l’exclusion doivent être combattus avec la plus extrême énergie car la violence se nourrit du désespoir de ceux qui ne se voient pas d’avenir. Mais laisser entendre chaque jour que la loi est à géométrie variable et que les fautes commises par les jeunes, les sans papiers, les terroristes repentis sont excusables est irresponsable et contraire au pacte républicain qui reste la meilleure protection des plus fragiles et des plus modestes.

Francois Fillon - Le Blog