"Mesdames et messieurs,
Je suis particulièrement heureux de vous accueillir à l'occasion de la fête nationale. Chacun d'entre vous à "quelques liens" avec cette grande maison... Nous sommes donc un peu en famille.
Ce rendez-vous chaleureux n'est pas dénué d'une certaine gravité puisque nous entourons de façon fraternelle les familles et les proches de ceux qui, cette année, sont tombés ou furent gravement blessés dans le cadre de leur service.
Assurer la sécurité de nos concitoyens est une mission périlleuse, parfois même dangereuse. Ce risque distingue ceux qui se dévouent à l'ordre public, mais il peut être à la source d'une immense douleur pour ceux qui entourent d'affectation l'être qui a choisi d'être policier, gendarme ou pompier.
J'ai eu l'occasion, il y a un instant, de saluer ces femmes, ces hommes, ces enfants dont la vie familiale et affective a été brisée… Leurs cicatrices sont, je le sais, indélébiles. Rien ne peut totalement apaiser leur souffrance, mais qu'ils sachent qu'ici, en ce jour, nous leur tenons symboliquement la main.
Je veux leur dire que leurs témoignages, leurs regards et leur dignité, sont, pour moi, comme une obligation de résultats.
Je veux leur dire que nous n'oublions pas, nous n'oublions rien !"