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Visite hier de l'hypermarché Carrefour de Montesson (78) par Luc Chatel pour présenter les réformes qui vont toucher la grande distribution dans le cadre du projet de loi de modernisation de l'économie (LME). L'occasion de faire le point sur ce qui va changer pour le consommateur.

Baisse des prix

C'est le premier objectif d'un gouvernement qui se veut maître du pouvoir d'achat. "La France est 5% plus chère que la moyenne des pays européens", déplore Luc Chatel. Le secrétaire d'Etat à la Consommation entend mettre de l'ordre dans les principes de négociation des prix entre commerçants et industriels. Aujourd'hui, les Carrefour, Leclerc et autres distributeurs ne peuvent négocier les tarifs des produits avec leurs fournisseurs. Pour constituer leurs marges, ils leur facturent alors divers services : promotions, têtes de gondole, etc. Les fournisseurs augmentent à leur tour leurs tarifs pour payer ces servicesŠ Au détriment du consommateur qui paie
le prix fort.

C'est le fameux "système des marges arrière" auquel Luc Chatel veut mettre fin : "La LME permettra de sortir de ce système absurde des marges arrière." Les distributeurs pourront désormais négocier librement avec les fournisseurs. Voilà qui devrait leur permettre de baisser les prix. Le gouvernement prévoit une baisse des prix de 1,6% sur trois ans. 

Faire jouer la concurrence

A l'heure actuelle, les commerces sont obligés de demander une autorisation d¹ouverture à partir de 300 m2 pour s'implanter. La LME prévoit de relever ce seuil à 1 000 m2. Le but est de favoriser la concurrence en permettant aux moyennes surfaces de s'installer plus facilement. Grands gagnants, les hard-discounters pourraient se multiplier dans les centres-villes. Quitte à raviver l¹inquiétude des commerces de proximité. (metro)


Carrefour - LME - Visite de Luc Chatel



HI! Contact me @ steveb@microsoft.com

Rien de bien alléchant en fait : le concept du "Web 2.0" est déjà disséqué, exposé, expliqué depuis des mois sur de nombreux forums, blogs et sites. Alors que Microsoft évoque son environnement du futur, de nombreuses applications "2.0" existent et fonctionnent déjà. Mais la venue du PDG de Microsoft à Paris est une denrée rare. Le copain de fac de Bill Gates fixe rendez-vous à 13 h 35 au Théâtre Marigny, sur les Champs-Elysées.

Sur place, il faut montrer patte blanche, plutôt deux fois qu'une, et faire la queue devant des cerbères afin de passer aux détecteurs de métaux. Ceux qui sont venus avec un ordinateur portable sont "invités" à le laisser aux vestiaires – même s'il est  sous environnement Windows. Toutefois, avec un retard raisonnable de dix minutes, le one-man-show Ballmer commence.

Dans le rôle du Monsieur Loyal, un journaliste du Journal du Net, qui explique la plus importante règle du jeu : "Pas de questions." "Des questions ont été posées via Internet, celles qui ont été plébiscitées par le plus grand nombre d'internautes seront posées", explique-t-il. Pas de relance possible. On touche ici aux limites fixées par Microsoft France en matière d'interactivité.

Arrive finalement Steve Ballmer, costume sombre et cravate rouge. Pendant plus de vingt minutes, il présente l'environnement Windows qui fera tourner la majorité de nos ordinateurs dès l'an prochain. Businessman avant tout, il souligne la potentialité des nouveaux modèles économiques liés aux développements de la publicité sur tous les supports numériques. Publicités qui seront toujours plus efficaces du fait de l'exploitation commerciale qui pourra être réalisée via l'étude des comportements de chaque internaute, de chaque client potentiel.

Arrive le moment des "questions". C'est sans rechigner et sourire aux lèvres que le journaliste lit la liste qu'un cadre de la firme lui a remise. Steve Ballmer les juge très bonnes. On n'est pas surpris. 
 
On n'est pas non plus étonné qu'aucune question ne porte sur l'importante partie de poker menteur qui oppose actuellement Microsoft à la Commission européenne (appel de sa condamnation en mars 2004 pour abus de position dominante). Toutefois, le PDG n'oublie pas de souligner combien le marché est vif et la concurrence "challenging" – une allusion à la poussée des logiciels libres et à la rivalité avec Google. "Cela nous aiguillonne pour faire toujours mieux", conclut-il. Un argumentaire que Brad Smith, numéro trois de la firme, tente au même moment de faire passer auprès de la Cour de justice européenne, afin de ne pas suivre les mesures correctives en matière d'interopérabilité réclamées par la Commission européenne.

Applaudissement du public. Steve Ballmer lève les bras au ciel en remerciement. La mise en scène était parfaite.  Eric Nunès