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 Très bonne tribune dans Les Echos de FRANCK LOUVRIER, le conseiller à la présidence de la République pour la communication et la presse sur la Campagne Internet de Barack Obama.


Parmi les grandes premières de la campagne électorale américaine, figure la place d'Internet dans la stratégie des candidats en lice. Placardé comme « le candidat d'Internet », Barack Obama est déjà comparé à John F. Kennedy, « candidat de la télévision » en son temps. On explique la très courte victoire du démocrate en 1960 par la supériorité de sa prestation lors du face-à-face télévisé l'opposant à Richard Nixon. L'analyse est restée dans l'histoire, costume noir contre costume gris, Kennedy avait su accrocher la lumière du noir et blanc et gagner, peut-être, les quelques milliers de voix nécessaires à sa victoire. 1960 ou la preuve par l'exemple que nous entrions dans l'ère de la télévision.

En 2008, le sénateur Barack Obama accroche incontestablement la lumière de la Toile, et donne ses lettres de noblesse politiques au Web. Mais seul le résultat final de l'élection pourra nous donner une idée claire de l'impact d'Internet sur la campagne.

Une chose est sûre : Obama a su mieux que quiconque utiliser les nouveautés d'Internet. 2007 avait fait de la France le meilleur exemple d'une bonne utilisation d'Internet au service du citoyen. La revue de communication « Adweek » caricaturait le nouveau président Sarkozy donnant la leçon aux candidats américains, en expliquant comment 2007 était l'année de la vidéo en ligne (YouTube et Dailymotion) et comment la Webtélé NSTV (Nicolas Sarkozy TV) avait contribué à faire de lui le candidat de la transparence et du temps réel. Si Nicolas Sarkozy était en 2007 le premier candidat de la vidéo, Barack Obama est devenu en 2008 le premier candidat des réseaux sociaux. Du point de vue de l'objectif que se donnent les stratégies Web de campagne d'informer le citoyen, Obama a su construire un réseau d'internautes prêts à relayer toute information (discours, déplacements, rencontres) au sein de leurs propres réseaux d'amis, et ce gratuitement et en temps réel. Obama compte ainsi plus de 1,2 million d'amis sur Facebook.com (contre 200.000 pour John McCain) et 450.000 sur le réseau social myspace.com, sans compter la dizaine de réseaux communautaires de moindre ampleur. Combiné à un investissement important dans les campagnes de publicité en ligne (plus de 2 millions de dollars depuis 2007), le candidat Obama a su se rendre incontournable sur Internet.

Mais la véritable révolution de la campagne d'Obama en ligne n'est pas d'ordre quantitatif, par le nombre d'internautes qu'il a su toucher, mais d'ordre qualitatif, dans la capacité qu'a eue cette stratégie du virtuel d'aboutir à un soutien réel.

Soutien financier d'une part, avec l'explosion des dons en ligne qui ont permis au candidat de bouleverser les règles des campagnes électorales aux Etats-Unis. Les petits dons spontanés (90 % en dessous de 100 dollars) de plus de 1,5 million de citoyens américains ont permis au candidat de se passer des ressources du Parti démocrate pendant les primaires, et de l'argent de l'Etat fédéral. Il est le premier candidat de l'histoire à refuser la subvention électorale. Aujourd'hui, le budget de campagne d'Obama fait plus que doubler celui de John McCain : à titre d'exemple, sur les 55 millions levés en février 2007 (soit plus que l'intégralité du budget de campagne de Nicolas Sarkozy en 2007), 45 sont venus d'Internet sans que le candidat ait eu à faire la moindre réunion de donateur ou de fund-raising et sans qu'il ait eu à payer le soupçon de clientélisme qui en résulte.

Soutien sur le terrain d'autre part, qui a vu les internautes des réseaux sociaux se transformer en militants. Révolution encore, dans la façon d'élargir le spectre du militantisme politique bien au-delà du périmètre du parti du candidat. Couplé au site de campagne www.barackobama.com, le réseau social dédié www.my.barackobama.com permet à chacun de créer son propre profil de soutien, d'écrire son blog, de collecter de l'argent pour sa campagne, ou bien de tisser son réseau de militants au niveau local. Rassemblant plus de 800.000 citoyens sur tout le territoire américain et plus de 6.000 groupes de soutien, my.barackobama.com agit comme un outil de mise en relation dont la finalité est l'action collective sur le terrain.

Ainsi la campagne d'Obama a fait d'Internet un média d'information et un outil de mobilisation. En donnant à la campagne en ligne une traduction concrète hors-ligne, elle a surtout permis de révéler, derrière l'internaute anonyme, le citoyen engagé. Donner suite à l'activisme des internautes, tel est une piste de travail à développer dans nos démocraties. Sensibilisé au très vif intérêt de la blogosphère française pour l'élection américaine, le président Sarkozy a - pour la première fois - ouvert les portes de l'Elysée à douze blogueurs au coeur du débat. C'était à l'occasion de la conférence de presse commune avec Barack Obama. Donner suite à l'activisme citoyen des internautes, tel sera peut-être la clef de la campagne américaine, qui prouvera ou non si - après le coude-à-coude actuel entre les candidats - la supériorité virtuelle d'Obama se traduit dans le contexte très réel de l'isoloir...

 Malgré une question un peu bizarre posée au Président, j'étais très heureux d'échanger hier avec Christiane Amanpour "LA" correspondante internationale en chef pour CNN.

Christiane est parmi les journalistes les plus reconnus et récompensés de la télévision américaine grâce à sa volonté de voyager et travailler dans les endroits les plus dangereux du globe.

Elle parle couramment anglais, persan et français. Le magazine Forbes l'a nommée en 2007, elle est classée 74e femme la plus puissante du monde.

Sa carrière en bref, en 1983, elle est engagée par CNN. En 1989, elle est affectée au bureau de Francfort, en Allemagne de l'Ouest, où elle couvre la vague de démocratisation submergeant alors l'Europe de l'Est. Mais c'est sa couverture de la Guerre du Golfe, suite à l'occupation par l'Irak du Koweït en 1990, qui la rend célèbre. Depuis, elle a couvert la guerre en Bosnie-Herzégovine, en Afghanistan et les zones de conflits en Iran, Israel, Pakistan, Somalie, Rwanda et de nombreux autres. (photo SashaQS)


Arrivée vers 10h sur le site Jean-Luc Lagardère, à proximité des pistes de l'aéroport toulousain de Blagnac, qu'Airbus assemble son très gros porteur, l'A380. A avion géant, usine géante.

Visite au coeur du processus d'assemblage de l'A380. Le gros porteur est le seul Airbus à être assemblé en un seul poste. Véritable usine dans l'usine, c'est un bâti de 1.200 tonnes sur lequel s'affairent 120 ouvriers. La voilure est, quant à elle, manutentionnée par des ponts roulants accrochés à la charpente de l'usine. Un système de mesure laser est ensuite utilisé pour garantir une précision maximale dans le positionnement des pièces les unes par rapport aux autres.

Discours des ministres, du président d'EADS, d'AIRBUS, SAFRAN, ... il est déjà 12h10, retour à Paris.



L'intérieur d'un A380 avant la mise en place de la cabine, le volume intérieur est ENORME !

03/07/2008



Good news !! Enfin !! Ingrid libre !! En quelques minutes à la Une de France Info et de LCI. L’Assemblée Nationale a applaudi cette libération. Rappelons aussi son portrait dressé hier au sommet du Mont Blanc par 26 européennes!


Hier soir en arrivant à l'Elysée, il y avait une vraie émotion, la confpress était organisée dans la grande salle. La famille d'Ingrid, le PR, Kouchner, et le staff com de  l'Elysée,  un point TV rapide, un pool presse dans la cour et direction la Colombie...


 L’information de qualité n’est pas soluble dans le haut débit

Franck Louvrier, le conseiller pour la communication et la presse à la présidence de la République a publié une très bonne tribune dans le quotidien libération.

à lire ici !


Nous étions 42 000 ce dimanche pour une « marche blanche » dans toute la France en soutien à Ingrid Betancourt.

Le chef de la diplomatie Bernard Kouchner, la présidente argentine Cristina Kirchner,  Carla Bruni-Sarkozy, Rachida Dati, Frédéric Lefevbre, Dominique Paillé et de nombreux autres membres du gouvernement ont défilé à Paris entre l’Opéra Garnier et l’Assemblée nationale.

Avant le départ du cortège, Bernard Kouchner a pris la parole pour nous dire que la France « n’arrêtera jamais » ses efforts pour libérer l’otage.

Kirchner a de son côté appelé à « lever tous les obstacles qui empêchent » la libération de tous les otages en Colombie, soulignant que « ceux qui doivent faire le plus grand effort sont ceux qui dirigent les autorités démocratiques », faisant référence au président colombien Alvaro Uribe.



« C’est un grand succès qui montre que les Français sont derrière la mission humanitaire », a déclaré Hervé Marro, le porte-parole du comité organisateur du rassemblement. Lorenzo Delloye, le fils de l’otage, avait appelé à une forte mobilisation dans les médias cette semaine, expliquant : « Ma mère va très mal. Ce n’est qu’une question de semaines »...


Le Plateau des Glières - Hommage du Président la semaine dernière

Situé à 1500 mètres dans le département de Haute-Savoie, le Plateau des Glières fut le théâtre de la première bataille de la Résistance, en mars 1944, qui fit dire à un journaliste de la Radio Londres : « Il y a trois pays qui résistent en Europe : la Grèce, la Yougoslavie et la Haute-Savoie. » Cette bataille opposa environ 500 hommes de toutes origines à une division de 10 000 hommes de l'armée d'occupation.

Théodose Morel, dit Tom, est né en 1915, à Lyon. Jeune lieutenant sorti de Saint-Cyr, il est officier au 27e Bataillon de chasseurs alpins (BCA) d'Annecy et rejoint la Résistance dès l'invasion de la zone libre en novembre 1942 et la dissolution de l'armée d'armistice. Sur le Plateau des Glières, il regroupe, dans l'attente de parachutages massifs d'armes en provenance de Londres, la quasi-totalité des maquisards de Haute-Savoie : les uns sont réfractaires au STO (service du travail obligatoire), les autres sont issus des maquis alentour, des mouvements de Résistance et de l'Armée secrète : républicains espagnols fuyant le franquisme, francs-tireurs et partisans de sensibilité communiste, etc. Il s'agit de fédérer et d'armer ces groupes en les encadrant par des militaires, officiers ou sous-officiers issus du 27e BCA.

En choisissant pour devise du bataillon «vivre libre ou mourir»*, en gardant une humanité qui s'allie naturellement à l'héroïsme il recueillit l'adhésion de tous, y compris ceux qui semblaient loin de lui. Jusqu'à sa mort, en mars 1944, il fut un chef attentif, écouté et fédérateur.


Bien que le Plateau des Glières ait été investi par la Milice et les Allemands, en mars 1944, et que Tom Morel ait été abattu par un milicien avant cet événement, la portée de son action a perduré jusqu'à la libération rapide de la Haute-Savoie par le bataillon des Glières reconstitué dès juillet 1944. Le courage du capitaine Anjot qui succéda à Tom Morel y participa assurément.

Aujourd'hui encore, les habitants de ce département dont nombre de leurs enfants ont été abattus au combat, fusillés ou déportés, entretiennent avec le 27e bataillon de chasseurs alpins des relations fondées sur le souvenir entretenu des sacrifices consentis.

* Cette devise fut choisie en référence à une inscription portée sur le socle d'un monument élevé à la mémoire des morts de la guerre 1870-1871 à Annecy (la Savoie n'était alors française que depuis dix ans).



Votez dimanche, le 16ème a besoin de vous !

Mobilisez-vous, mobilisez autour de vous !
Je compte sur vous !





Bien épaulé par le Groupe LCF Rothschild, le Groupe Sibuet et Megève Tourisme, a offert, le temps de 4 jours : le "Polo Masters de Megève".

6 équipes se sont affrontées sur la plaine du Jaillet, face à la patinoire de Megève. La neige avait envahi le coeur du village et les quelques 120 chevaux se sont exprimés, en compagnie de leurs cavaliers, donnant un très beau spectacle.

Lors de la journée de dimanche, les lyonnais de Constance Hotels ont craqués devant la formation de Laurent Dassault (Mont d’Arbois) alors que Sal Oppenheim et Jaeger Le Coultre se sont partagés la 3 ème place.

En finale, l'équipe saoudienne JetFly n'a rien pu faire face à la technique et la puissance de la formation Charriol, menée par le capitaine Jaime Espinosa qui a remporté, une nouvelle fois le trophée.

Quelques photos du Wkend, et 2 tunnels sur l'A 40

En plein mois de janvier, on peut noter que la neige a vraiment fondu, de nombreux articles nous alertent sur les conséquences climatiques pour le massif alpin.

Actu-EnvironnementWWF SuisseDépèche  AFP  du  17 janvier 2008, France Soir, ...



Nicolas Sarkozy a estimé jeudi que les violences urbaines du début de semaine dans la banlieue nord de Paris n'avaient "rien à voir avec une crise sociale" et a dénoncé l'action de "voyous".

Le calme est revenu ce jeudi à Villiers-le-Bel et dans les communes environnantes quadrillées par un millier de policiers, après deux soirées de violences dimanche et lundi soir consécutives à la mort de deux adolescents dont la mini-moto est entrée en collision avec une voiture de police.

"Je réfute toute forme d'angélisme qui vise à trouver en chaque délinquant une victime de la société, en chaque émeute un problème social", a martelé M. Sarkozy dans un discours devant près de 2.000 policiers et gendarmes sur les questions de sécurité.

"Ce qui s'est passé à Villiers-le-Bel n'a rien à voir avec une crise sociale, ça a tout à voir avec la voyoucratie", a affirmé M. Sarkozy.

Il a dit vouloir combattre "l'économie souterraine", notamment le trafic de drogue, qui aboutit selon lui à "la ghettoïsation de zones et à la prise d'otage de populations entières qui sont les premières victimes de ces voyous".

M. Sarkozy a réaffirmé que "tout sera mis en oeuvre pour retrouver" les personnes ayant tiré sur des policiers lors des violences en souhaitant "des sanctions à la hauteur de la gravité de ce qu'ils ont fait". La veille, il avait promis "les assises" pour ces personnes.

Photos JPNEY-GAMMA  - Voir l'album Villiers le Bel



Ioulia Timochenko a déclaré mardi qu'elle et ses alliés avaient remporté suffisamment de sièges lors des élections législatives anticipées pour évincer l'actuel Premier ministre et former un nouveau gouvernement en Ukraine

Les résultats quasi-définitifs publiés mardi, après le dépouillement de 97,5% des bulletins, donnent la première place au Parti des régions, russophile, du  Premier ministre Victor Ianoukovitch, crédité de 34,2% des voix. A cela s'ajoutent les 5,4% de voix de son allié le Parti communiste.

En face, chez les "orange", le bloc réuni autour de l'ancienne Premier ministre Ioulia Timochenko a recueilli 30,8% des suffrages, auxquels s'ajoutent les 14,3% du parti Notre Ukraine du président Victor Iouchtchenko.

Une projection réalisée par le site internet Ukrainska Pravda donne 229 sièges sur 450 à la coalition issue de la "Révolution orange", soit une courte majorité de trois sièges.

"Il ne fait aucun doute que nous aurons la majorité à la Rada (Parlement)", a déclaré Timochenko après avoir rencontré le Iouchtchenko.

"Nous sommes tombés d'accord pour former un gouvernement dès que la Commission électorale aura annoncé les résultats préliminaires", a-t-elle annoncé.

Une source proche du chef de l'Etat a rapporté que Iouchtchenko n'hésiterait pas à nommer Timochenko au poste de Premier ministre à la tête d'une coalition "orange" dès la proclamation des résultats définitifs.


J'ai eu grand plaisir à débattre aujourd'hui avec Thierry Crouzet, l'occasion de revenir sur la net campagne et les sides effects dans les médias. J'avais choisi le restaurant "Coup d'Etat"  pour mettre nos échanges dans un certain contexte ;-)

En deux mots, après la publication en février 2006 du peuple des connecteurs, Thierry s'est retrouvé engagé en politique malgré lui. Son dernier livre, Le cinquième pouvoir, résume son analyse et ses investigations dans le domaine.

Une nouvelle étape peut être pour lui, Thierry "réfléchi" aux municipales...
A suivre sur nos écrans...


A l'occasion de la rentrée parlementaire, Thierry Solère, Secretaire national de l'UMP fait le point (podcast) avec Roger Karoutchi, Secretaire d'Etat chargé des relations avec le parlement sur les textes qui ont déjà été votés depuis les élections présidentielles et sur l'agenda parlementaire de la session extraordinaire.
24/08/2007


Soixante-trois années de liberté et de démocratie. Neuf jours après le débarquement de Provence, les Alliés libéraient Cannes du joug nazi, le 24 août 1944. Un anniversaire qui était commémoré aujourd'hui.



Un hommage animé par des passionnés en uniforme de l'association Cannes groupe véhicules historiques et des anciens combattants anglais, américains, canadiens et français. Dépots de gerbes, hymnes, fanfare de l'orchestre de la frégate de la Marine Russe présente au large de la rade de Cannes. Mot du Maire devant le monument aux morts en face de la Mairie. C'était un moment très émouvant pour moi car mon grand-père a fait parti du débarquement allié du 15 Aout 44 à Beauvallon.



A l'occasion du mariage de Delphine et JB, petite escapade à Tournus. Datée de la fin Xe siècle, l'abbatiale Saint-Philibert, est l'un des plus grands monuments romans de France.

Réunion des cadres de l'UMP à huis clos hier soir avec le Chef de l'Etat

Invité à s’exprimer devant les cadres de l’UMP, réunis au Carrousel du Louvre à Paris, le président de la République a appelé sa famille politique à l'ouverture « pour conduire ensemble les vrais changements que notre pays attend ».

A l’invitation de Patrick Devedjian, secrétaire général délégué de l’UMP, le président de la République a rencontré mercredi 18 juillet 2007 l’ensemble des cadres de l’UMP au Carrousel du Louvre, à Paris ; en présence du Premier ministre François Fillon et des membres du gouvernement.

Cette première rencontre fût l’occasion pour le président de la République de remercier le travail de tous ceux et de toutes celles qui font vivre notre mouvement au quotidien, et souligner le rôle de chacun dans sa victoire à l'élection présidentielle et celle de l'UMP aux élections législatives.

Le président de la République a souhaité « conserver avec eux ce lien extraordinaire dont nous avons besoin pour porter les réformes » a affirmé Patrick Devedjian, qui a annoncé que ce type de rencontre serait amené à se renouveler régulièrement. Le président de la République a prononcé « un discours de chef de famille » pour conforter son « lien sentimental » avec le Parti a ajouté de son côté Dominique Paillé, secrétaire général adjoint.

Lors d'une intervention à huis clos, Nicolas Sarkozy a défendu sa stratégie de rassemblement : « l'ouverture était la réponse aux attentes des Français et un besoin vital dans un pays qui a besoin de modernité ». « Pendant que sur le grand bateau de la France les socialistes essayent de colmater les voies d'eau dans la cale, moi je hisse la grande voile et je rassemble les Français pour les réformes » a déclaré le Chef de l’Etat. Invitant les cadres de l’UMP à pratiquer l'ouverture « pour conduire ensemble les vrais changements que notre pays attend », il a expliqué la nécessité de continuer « à occuper le terrain » et « de ne rien abandonner ».

Dans la perspective de l'échéance électorale de 2008, il a naturellement incité les candidats aux élections municipales, les sortants et ceux qui veulent conquérir des communes à conduire des listes d’ouverture qui représentent « la France la plus largement possible, dans sa diversité, mais aussi dans ses opinions pour conduire ensemble les vrais changements que notre pays attend, et dont la gauche a souvent été incapable ».


L'édition 2007 du salon du Bourget se résume par ce paradoxe, puisque d'après le bilan établi par le commissaire général Louis Le Portz, le 47e salon aéronautique a été une "cuvée professionnelle exceptionnelle", avec plus de 100 milliards de dollars de contrats, mais avec un grand public "refroidi par la pluie".

Le nombre des visiteurs professionnels (hors exposants, journalistes et officiels) depuis l'ouverture le 18 juin, a en revanche augmenté de 15% à 150.000. Le salon a réuni 1997 exposants de 41 pays.  "L'édition 2009, celle du centenaire du salon du Bourget, verra plus de nouveautés, le Boeing 787 aura volé d'ici là, de même que l'avion de transport militaire européen A400M, il y aura aussi sans doute des avions d'affaires très légers, et nous aurons le soleil", promet Louis Le Portz.


14h10 - Présentation du Rafale B 302 piloté par Eric Gérard
 Shoot depuis le Chalet Safran-DS (Thx Phil!)

Parmi les contrats signés, Airbus s'est taillé la part du lion avec 425 commandes fermes et 303 engagements d'achats. Pour la première fois le salon organisait cette année des "rendez-vous d'affaires". Une centaine de donneurs d'ordre et 417 fournisseurs s'étaient inscrits: ils ont eu 6.000 rendez-vous en 3 jours, les trois-quarts en vue de contrats, le reste pour des échanges sur la technologie. "Les industriels sont tous extrêmement satisfaits, grands constructeurs, motoristes et spécialistes de l'aviation d'affaires ou régionale", a déclaré Louis Le Portz.

> Album du jour


Le Carré MiG au Bourget


 Présentation du Mig 35 (Mig 29 OVT) Bourget 2007

Mig-35 : ultime version du Mig-29 en développement. Le Mig-35 est basé sur les Mig-29M1/M2, Mig-29OVT et Mig-29K/KUB que Mig essaye de rapprocher autant que possible. Il a été présenté en 2005 mais ne sera disponible qu’à la fin de la décennie. Il disposera d’un radar actif à balayage électronique Zhuk-MAE (le radar Bars-29 passif est également proposé), de tuyères vectorielles (optionnelles) et d’équipements qualifiés de "cinquième génération". Le Zhuk-MAE sera notamment capable de détecter un chasseur à 130-200 km, de traquer 30 cibles et d’en engager 8 simultanément. L’heure de vol sur Mig-35 devrait coûter 2,5 fois moins cher que sur le Mig-29 de base selon Mig tandis que la capacité en carburant sera accrue de 50% et la charge militaire portée à plus de 6 tonnes...



Pourquoi le Nouveau Centre ?


Nous avons créé le Nouveau Centre pour perpétuer l’existence d’un parti du centre au sein de la vie politique française et rassembler des femmes et des hommes attachés aux idées sociales, libérales et européennes, résolus à mettre en œuvre concrètement le message centriste. Ce parti constituera le pôle centriste de la majorité présidentielle nouvelle. Nous nous situons ainsi dans une longue tradition politique : sous la Cinquième République, la majorité présidentielle s’est toujours appuyée sur plusieurs piliers. En faisant le choix de maintenir une force politique au centre, nous manifestons notre refus de tourner le dos à l’histoire du centre et de rester fidèle à la tradition de la famille centriste, libérale et démocrate-chrétienne.

Nous nous situons au sein de la majorité présidentielle. Nous y conservons et conserverons toute notre liberté et notre autonomie. Ce choix n’est pas un reniement, ni un ralliement à l’UMP. C’est le choix de la raison et de la responsabilité, compte tenu du contexte politique et surtout compte tenu de ce que sont nos convictions, nos fidélités et nos principes. Nous voulons être utiles au pays.

Pour réussir le redressement de la France

Membres de l’UDF, nous avons soutenu Nicolas Sarkozy au second tour de l’élection présidentielle, pour trois raisons majeures :

  • le programme de Ségolène Royal nous a paru incompatible avec les exigences du redressement du pays, sur des points centraux : l’économie, les retraites, les 35 h, l’interventionnisme de l’Etat. Au contraire, le projet de Nicolas Sarkozy va dans le bon sens : réformer l’Etat, réduire les dépenses publiques, revaloriser le travail, développer l’emploi…
  • Nicolas Sarkozy a pratiqué l’ouverture, en annonçant son intention de former un gouvernement rassemblant des femmes et des hommes compétents issus d’horizons politiques différents, de la gauche moderne à la droite modérée, pour sortir la France du déclin.
  • Il a également repris plusieurs de nos propositions : la réduction de la dette, l’Etat impartial, le « small business act » pour les PME, l’introduction d’une dose de proportionnelle…
Enfin, sur l’Europe, l’intention de Nicolas Sarkozy de relancer la construction européenne est conforme à nos convictions. 

Pour rendre utiles les 7 millions de voix centristes

Notre pays connaît de graves difficultés et le temps du rassemblement est venu.

  • Il n’était donc pas responsable de faire l’impasse sur les cinq prochaines années pour se projeter déjà dans l’élection présidentielle de 2012.
  • Nous avons voulu que les 6,7 millions de voix qui s’étaient portées sur François Bayrou au 1er tour comptent dans les 5 années à venir, que le centre pèse dans le futur gouvernement et que les idées centristes soient appliquées.
  • Rester dans l’opposition, c’est se condamner à l’impuissance. Nous voulons être utiles, utiles au pays.

Pour rester libres et fidèles à nos convictions

Nous restons fidèles à nos convictions et à nos principes. Nous avons toujours été et restons des femmes et des hommes de centre-droit, attachés aux valeurs du travail, de la bonne gestion des finances publiques, de la famille, de la défense de la Nation…

Ce choix d’entrer dans la majorité présidentielle n’est pas un reniement, ni un ralliement à l’UMP, et nous ne baisserons pas notre drapeau. C’est le choix de la raison et de la responsabilité. Nous n’entrons pas à l’UMP, nous restons membres d’un parti du centre, indépendant.

Nicolas Sarkozy ne veut pas d’un parti unique de la droite et du centre. Il souhaite construire une majorité ouverte, rassemblant toutes celles et tous ceux qui sont prêts à participer au redressement du pays, qu’ils soient du centre, de la gauche ou de la droite.

Comme nous l’avons dit pendant la campagne présidentielle, une majorité de projet rassemblant des femmes et des hommes de sensibilités différentes doit pouvoir travailler ensemble pour résoudre enfin les difficultés de la vie quotidienne des Français : retraites, sécurité, emploi, pouvoir d’achat… La première étape importante pour réussir le rassemblement de cette nouvelle majorité présidentielle est clairement celle des élections législatives des 10 et 17 juin.

Pour large rassemblement

Face aux graves enjeux auxquels est confronté le pays — chômage, endettement public, retraites, pouvoir d’achat, école… —, il est nécessaire de se rassembler largement, au-delà de son camp d’origine, pour entreprendre les réformes nécessaires. La division est stérile et le rassemblement est une exigence, parce que la France n’est forte que lorsqu’elle est unie et qu’aujourd’hui elle a besoin d’être forte pour relever les défis auxquels elle est confrontée.

La très grande majorité des députés UDF
sont les artisans de ce mouvement.



La composition du gouvernement de François Fillon a été annoncée, vendredi 18 mai, par Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée. L'équipe gouvernementale comporte quinze ministres et quatre secrétaires d'Etat. Elle rassemble sept femmes et douze hommes (dont quatre sont secrétaires d'Etat).


Premier ministre

François Fillon, UMP, 53 ans.
Ministre  d'Etat, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durable
Alain Juppé, UMP, 61 ans.

Ministre de l'économie, des finances et de l'emploi
Jean-Louis Borloo, Parti radical, 56 ans.

Ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités locales
Michèle Alliot-Marie, UMP, 60 ans.

Ministre des affaires étrangères et européennes
Bernard Kouchner, Parti socialiste, 67 ans.

Ministre de l'immigration , de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement
Brice Hortefeux, UMP, 49 ans.

Ministre de la justice
Rachida Dati, UMP, 41 ans.

Ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité
Xavier Bertrand, UMP, 42 ans.

Ministre de l'éducation nationale
Xavier Darcos, UMP, 59 ans.

Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche
Valérie Pecresse, UMP, 39 ans

Ministre de la défense
Hervé Morin, UDF-majorité présidentielle, 45 ans.

Ministre de la santé, de la jeunesse et des sports
Roselyne Bachelot, UMP, 60 ans.

Ministre du logement et de la ville
Christine Boutin, UMP, 63 ans.

Ministre de l'agriculture et de la pêche
Christine Lagarde, 51 ans.

Ministre de la culture et de la communication, porte-parole du gouvernement
Christine Albanel, 51 ans.

Ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique
Eric Woerth, UMP, 51 ans.

Secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, auprès du premier ministre
Roger Karoutchi, UMP, 55 ans.

Secrétaire d'Etat à la prospective et évaluation des politiques publiques, auprès du premier ministre
Eric Besson, ex-PS, 49 ans.

Secrétaire d'Etat aux transports, auprès du ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durable
Dominique Bussereau, UMP, 54 ans.

Secrétaire d'Etat aux affaires européennes, auprès du ministre des affaires étrangères et européennes
Jean-Pierre Jouyet, 53 ans.

Hors gouvernement
Martin Hirsch, 43 ans, président d'Emmaüs-France, est nommé haut commissaire aux solidarités actives contre les pauvretés.

Nicolas Sarkozy s'est rendu au Bois de Boulogne pour l'hommage aux 35 jeunes résistants qui y furent fusillés par les Nazis le 16 août 1944 à la Grande cascade. Après une sonnerie aux morts et une "Marseillaise" entonnée a capella, l'historien Max Gallo a lu un discours rappelant l'agonie de "ces 35 héros" d'origines sociales et de sensibilités politiques différentes. Il a énuméré les noms de ces jeunes Français qui avaient pour la plupart moins de 25 ans.

Après la lecture de la lettre de Guy Môquet par une lycéenne, poussant M. Sarkozy à écraser une larme, le chef de l'Etat a pris la parole, annonçant que sa première décision serait de demander au futur ministre de l'Education que cette lettre "soit lue en début d'année à tous les lycéens de France".

"Je n'ai jamais pu lire ou écouter la lettre de Guy Môquet sans en être profondément bouleversé", a confié le président, qui en avait souvent cité des extraits lors de ses meetings de campagne. "Un jeune homme de 17 ans qui donne sa vie à la France, c'est un exemple non pas du passé mais pour l'avenir", a-t-il ajouté.

Jeune militant communiste, Guy Môquet a été fusillé le 22 octobre 1941 à Châteaubriant (Loire-Atlantique) parmi 50 otages exécutés en représailles au meurtre d'un officier allemand. Avant d'être fusillé, il a écrit à ses parents une lettre dans laquelle il dit notamment: "Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c'est que ma mort serve à quelque chose (...) 17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous".

>> Photos et intégralité du discours sur Paris16.org



Guy Môquet, héros de la Résistance communiste dont la lettre d'adieu sera lue au début de chaque année scolaire dans tous les lycées de France ainsi que l'a décidé Nicolas Sarkozy, avait été fusillé par l'occupant allemand le 22 octobre 1941 à l'âge de 17 ans.

Sa lettre a été lue mercredi, jour de la prise de fonctions du nouveau président, devant le Monument de la Cascade du Bois de Boulogne en hommage à d'autres jeunes résistants fusillés en 1944.
Fils d'un cheminot député communiste, Guy Môquet, lui-même ardent militant des jeunesses communistes, est arrêté le 13 octobre 1940 gare de l'Est lors d'une distribution de tracts clandestine.
Emprisonné à Fresnes, puis à Clairvaux, l'élève du Lycée Carnot est ensuite transféré, malgré son acquittement, au camp de Châteaubriant (Loire-Atlantique), où il est détenu avec d'autres militants communistes.

Le 20 octobre 1941, Karl Hotz, commandant des troupes d'occupation de la Loire inférieure, est exécuté à Nantes par trois jeunes communistes. Le ministre de l'Intérieur du gouvernement Pétain, Pierre Pucheu, sélectionne des otages communistes "pour éviter de laisser fusiller 50 bons Français": 18 emprisonnés à Nantes, 27 à Châteaubriant et 5 Nantais emprisonnés à Paris.

Deux jours plus tard, neuf poteaux sont dressés à la Sablière, vaste carrière à la sortie de Châteaubriant. En trois groupes, les 27 otages s'y appuient, refusent qu'on leur bande les yeux et donnent leur vie en s'écriant "vive la France". Guy Môquet est le plus jeune. Il est abattu à 16H00.
L'adolescent avait un jeune frère, Serge, 12 ans. Traumatisé par la mort de son aîné, il ne lui survit que quelques jours.

Dans sa lettre d'adieux, Guy Môquet écrit aux siens, d'une écriture régulière: "17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.  "Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon coeur d'enfant", conclut-il.

Depuis 1946, une rue et une station du métro parisien portent son nom tout comme un lycée de Châteaubriant et de nombreux autres lieux en France. Il est l'un des dédicataires du poème d'Aragon "La rose et le réséda": "Celui qui croyait au Ciel, Celui qui n'y croyait pas".


Nicolas Sarkozy a à nouveau revendiqué les valeurs de la gauche de Jean Jaurès et de Léon Blum pour critiquer plus vigoureusement que jamais ses adversaires socialistes. "Les valeurs que la gauche a trahies, eh bien moi je veux les remettre au coeur de la vie politique française", a lancé le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle devant environ 8.000 personnes réunies au Parc des Expositions de Toulouse. "Si je suis élu président de la République (...), tout ce que la gauche a laissé tomber (...) je le reprendrai à mon compte", a promis l'ancien ministre de l'Intérieur.

Nicolas Sarkozy, qui s'adressait presque exclusivement ces dernières semaines aux électeurs de droite et d'extrême-droite, s'est à nouveau adressé à l'électorat du PS à dix jours du premier tour du scrutin présidentiel.

"Je ne suis pas socialiste mais ce qu'a fait la gauche de jadis, la gauche qui croyait au travail, qui croyait à l'éducation, qui croyait au mérite, qui croyait à la liberté de conscience, qui croyait à l'individu, eh bien moi je veux le faire à mon tour", a-t-il déclaré. "Ces valeurs de la gauche de jadis, j'ai voulu que la droite républicaine, qui les avait trop négligées, les reprenne à son compte au moment où la gauche les abandonnait", a poursuivi le président de l'UMP. "Ce que la gauche de jadis a accompli au-delà de toutes ses erreurs (...) pour les travailleurs, pour les plus démunis (...), je voudrais dans le monde tel qu'il est (...) que nous l'accomplissions à notre tour parce que la gauche ne le fera pas, parce que la gauche est incapable de lutter contre les injustices", a-t-il affirmé. Dans un discours d'une heure, l'ancien ministre de l'Intérieur a multiplié les références aux figures historiques du socialisme français que sont Jean Jaurès et Léon Blum.

"LAISSEZ DORMIR JAURES"

"Jaurès disait, la nation c'est le seul bien des pauvres. La gauche a abandonné la nation à l'extrême droite (...) La gauche a renié la République de Jaurès (...) La gauche, en dévalorisant le travail, a trahi Jaurès", a lancé le candidat de l'UMP.

 "La classe ouvrière s'est détournée de la gauche parce la gauche a oublié les ouvriers", a-t-il ajouté.

Cette gauche confond "la liberté et le laxisme", ne défend plus "l'idéal" de "la propriété pour chacun" mais du "logement social pour tous", incarne "l'immobilisme", a-t-il ajouté. Selon lui, la gauche française n'est plus réformatrice, la gauche française est conservatrice, immobile et statufiée."

L'ancien ministre a également estimé que la gauche avait "pris le goût au pouvoir (et des) privilèges" et l'a accusée de signer des "pétitions" contre les expulsions de squatters alors qu'elle "n'accepterait pas que ces mêmes squatters s'installent au bas de ses immeubles".

Cette "gauche de la bonne conscience est dangereuse parce qu'elle est sectaire (...), excommunie ceux qui ne pensent pas comme elle", a-t-il poursuivi. Nicolas Sarkozy a également accusé "une partie" de cette gauche de "souhaiter le communautarisme". "Laissez dormir Jaurès et Blum, ils sont trop grands pour vous (...) Vous n'avez jamais rien fait de semblable", a affirmé l'ex-ministre.

Tout en se réclamant de la "droite républicaine", il a revendiqué l'héritage du Front populaire concernant le droit du travail, des congés payés et de la Sécurité sociale, et repoussé les accusations de "captation d'héritage".

"Je sais, j'insiste un peu, mais ça fait tellement plaisir à Ségolène Royal et à François Hollande", a-t-il ironisé. La candidate socialiste "ignore Camus, alors je le reprends à mon compte. Elle a oublié Blum, alors j'en parle, elle ne connaît pas Jaurès, alors je le cite. C'est tellement plaisant d'aider les autres", a-t-il poursuivi. "Si elle veut citer Raymond Aron, Michelet, si elle veut citer le général de Gaulle, il n'y a aucun problème. J'adore les convertis de la dernière heure", a-t-il dit.
08/04/2007
Pour une Pâques de Campagne voici les adresses.

L’esprit Jadis et Gourmande : créativité et qualité

Créé en 1976, Jadis et Gourmande a imaginé un univers chocolaté ludique où même les objets les plus insolites deviennent objets de dégustation : bouteilles, crayons, lettres de l’alphabet…  Le chocolat mobilise trois de nos cinq sens : le goût, l’odorat et la vue.

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Ouvert en 1988, le laboratoire de Jadis et Gourmande est un élément clé de sa philosophie : Créativité et Qualité. C’est là qu'ils imaginent, leurs spécialités. Tout au long de l’année, ils testent et expérimentent des idées, des formes, des goûts nouveaux à réaliser en chocolat. Bien sûr, afin de préserver la qualité de notre production tous nos chocolats sont fabriqués pur beurre de cacao et avec une couverture à 72 % de cacao.
 François Bayrou ou l'indécision française

Avec humour, l'auteur raconte comment François Bayrou pourrait devenir président... si les Français ont peur du changement. Même si la seule solution qui vaille, selon lui, s'appelle Nicolas Sarkozy.


Il faut savoir reconnaître ses torts. Il y a quelques semaines, j'ai eu l'occasion d'interroger l'un des trois grands candidats à l'élection présidentielle française et je l'ai manquée. En tout honnêteté, c'est même pire : je n'étais presque pas là !

C'était à l'occasion d'un assez grand dîner, à Versailles. L'orateur du soir se tenait sur une petite estrade. A la moitié de son discours, je me suis réveillé en sursaut. Il me semblait que je ne m'étais assoupi que quelques secondes, mais en rouvrant les yeux je sentis le rouge me monter au visage. Je jetai un œil autour de moi, confus. L'assistance était parfaitement calme. Je n'étais pas le seul à piquer du nez.

Je rejetai la cause de mon impolitesse sur le dîner et le vin – tous les deux excellents, naturellement – ainsi que sur la fatigue d'un pénible Londres-Paris. Mais, pour dire toute la vérité, l'orateur de ce soir-là – en dépit de toutes ses qualités – n'était pas précisément un grand tribun. J'étais également assez imperméable à l'exposé d'un projet politique promettant une continuité de la politique fiscale, le fédéralisme européen et une réforme radicale des institutions de la Ve République.

Et, à ce instant-là, rares étaient ceux dans la salle qui imaginaient que l'hétérodoxe François Bayrou, leader de la petite UDF, était sur le point de créer la surprise dans la campagne présidentielle. [...]

Cela étant dit, la percée de Bayrou reflète parfaitement l'ambivalence torturée des Français. Les deux principaux candidats appellent à un changement, Sarkozy d'une façon plus convaincante que Ségolène Royal. C'est ce que les électeurs disent vouloir. Un récent sondage montrait que plus de la moitié des Français pensent que leur pays est en déclin. Mais la France a également peur du changement. Le point fort de Bayrou est de n'être ni Sarkozy ni Royal.

En début de semaine, un ami français, fin observateur de la vie politique française, se disait indécis, comme près de 40 % de l'électorat français