
Ecran coté régie pendant le meeting
Ce n’est plus une « amitié ». C’est carrément une love story. Tony Blair s’est taillé un franc succès, samedi, devant les cadres de l'UMP réunis au Palais des Sports, à Paris. Ceux-ci ont réservé à l’ancien premier ministre britannique une « standing ovation » .
Le rôle imparti à la vedette de la réunion du conseil national de l’UMP donnant le coup d’envoi de la campagne des municipales ? Renvoyer le PS français dans le camp d’une gauche « archaïque », « conservatrice », pour installer le parti de droite, dans le paysage politique français, comme celui du « mouvement », de « l’ouverture » et du « changement ».
En matière d’Europe, « il ne s’agit pas de droite et de gauche », a plaidé le candidat au poste de président de l’Union européenne, ambition que Nicolas Sarkozy est tout disposé à soutenir. Le fondateur du New Labour, tout en se définissant comme « un politicien de centre gauche », a d’ailleurs assumé totalement cette proximité idéologique. « Aux États-Unis, je serais démocrate, au Royaume-Uni, je suis travailliste, en France, je serais… probablement au gouvernement », a-t-il confié, déclenchant rires et applaudissements de l'auditoire.
Avant de corriger : « Non, je plaisante. Je serais au Parti socialiste, aux côtés de ceux qui ont à coeur de le transformer. » Commentaire de Nicolas Sarkozy, qui a ensuite longuement défendu son choix de recruter des ministres issus des rangs du PS : « Un socialiste comme ça, il a toute sa place au gouvernement français. »