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HI! Contact me @ steveb@microsoft.com

Rien de bien alléchant en fait : le concept du "Web 2.0" est déjà disséqué, exposé, expliqué depuis des mois sur de nombreux forums, blogs et sites. Alors que Microsoft évoque son environnement du futur, de nombreuses applications "2.0" existent et fonctionnent déjà. Mais la venue du PDG de Microsoft à Paris est une denrée rare. Le copain de fac de Bill Gates fixe rendez-vous à 13 h 35 au Théâtre Marigny, sur les Champs-Elysées.

Sur place, il faut montrer patte blanche, plutôt deux fois qu'une, et faire la queue devant des cerbères afin de passer aux détecteurs de métaux. Ceux qui sont venus avec un ordinateur portable sont "invités" à le laisser aux vestiaires – même s'il est  sous environnement Windows. Toutefois, avec un retard raisonnable de dix minutes, le one-man-show Ballmer commence.

Dans le rôle du Monsieur Loyal, un journaliste du Journal du Net, qui explique la plus importante règle du jeu : "Pas de questions." "Des questions ont été posées via Internet, celles qui ont été plébiscitées par le plus grand nombre d'internautes seront posées", explique-t-il. Pas de relance possible. On touche ici aux limites fixées par Microsoft France en matière d'interactivité.

Arrive finalement Steve Ballmer, costume sombre et cravate rouge. Pendant plus de vingt minutes, il présente l'environnement Windows qui fera tourner la majorité de nos ordinateurs dès l'an prochain. Businessman avant tout, il souligne la potentialité des nouveaux modèles économiques liés aux développements de la publicité sur tous les supports numériques. Publicités qui seront toujours plus efficaces du fait de l'exploitation commerciale qui pourra être réalisée via l'étude des comportements de chaque internaute, de chaque client potentiel.

Arrive le moment des "questions". C'est sans rechigner et sourire aux lèvres que le journaliste lit la liste qu'un cadre de la firme lui a remise. Steve Ballmer les juge très bonnes. On n'est pas surpris. 
 
On n'est pas non plus étonné qu'aucune question ne porte sur l'importante partie de poker menteur qui oppose actuellement Microsoft à la Commission européenne (appel de sa condamnation en mars 2004 pour abus de position dominante). Toutefois, le PDG n'oublie pas de souligner combien le marché est vif et la concurrence "challenging" – une allusion à la poussée des logiciels libres et à la rivalité avec Google. "Cela nous aiguillonne pour faire toujours mieux", conclut-il. Un argumentaire que Brad Smith, numéro trois de la firme, tente au même moment de faire passer auprès de la Cour de justice européenne, afin de ne pas suivre les mesures correctives en matière d'interopérabilité réclamées par la Commission européenne.

Applaudissement du public. Steve Ballmer lève les bras au ciel en remerciement. La mise en scène était parfaite.  Eric Nunès


Frantz et Cyril dans le White Lounge. La porte est ouverte à tous les amis, feel free and pass by, cela sera avec grand plaisir.


 

 Ce dimanche, vous suivez peut-être les Jeux Olympiques d'hiver à Turin, pour vous changer des images télé et vous faire une autre idée des sites des jeux, Google met généreusement à disposition une mise à jour spéciale pour son célèbre Google Earth mais aussi pou Google Local (qui permet aux utilisateurs de chercher localement un service), des sites olympiques de Turin.