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Lucie Aubrac, l'une des dernières grandes figures de la Résistance, est décédée mercredi soir à l'Hôpital suisse de Paris, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), à l'âge de 94 ans. Lucie Aubrac (née le 29 juin 1912 à Mâcon, décédée le 14 mars 2007), fut une résistante à l'occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale.

Elle etait professeur d'histoire pendant la guerre. Elle contribua, avec Jean Cavaillès, à créer le mouvement Libération-Sud. Son mari, Raymond Aubrac, fut emprisonné trois fois par la Gestapo. Elle réussit, la seconde fois, à organiser une opération armée pour le libérer. En effet, elle alla voir en personne le chef de la Gestapo à Lyon, Klaus Barbie, et le pria de la laisser voir son mari. Lors de cette visite, elle lui fit parvenir les plans de l'évasion. C'est pendant un transfert que Lucie et ses compagnons attaquèrent le camion allemand dans lequel se trouvait son mari. Quatre allemands furent tués pendant l'attaque et Raymond parvint a s'évader. Le couple s'enfuit avec ses enfants à Londres, en février 1944.

Après la guerre, Lucie Aubrac participa aux instances dirigeantes du Mouvement de la paix. Elle est aussi membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.

Grand officier de la Légion d'honneur, Lucie Aubrac était l'auteur de "Ils partiront dans l'ivresse" (1984) et de "Cette exigeante liberté" (1997). 


Le Liban célébre aujourd'hui le deuxième anniversaire de l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri et les dirigeants antisyriens ont appelé à un rassemblement massif à sa mémoire à Beyrouth, malgré le double attentat de la veille.

Saad Hariri, le fils du défunt qui dirige la coalition antisyrienne, a annoncé que le rassemblement sur la place des Martyrs dans le centre de Beyrouth était maintenu et il a souhaité que la manifestation soit également une démonstration de soutien au gouvernement.

La coalition antisyrienne fait porter la responsabilité des attentats sur la Syrie, également pointée du doigt pour l'attentat à la bombe du 14 février 2005 qui avait tué 23 personnes, dont Rafic Hariri.
Damas a toujours démenti toute responsabilité dans cet assassinat condamné par la communauté internationale et qui avait entraîné le départ des forces syriennes du Liban.

Les commémorations devaient débuter à 10h00 (8h00 GMT) près de la tombe d'Hariri. Mais deux heures avant le début des célébrations, des milliers de partisans de l'ancien Premier ministre affluaient déjà vers la place des Martyrs, dans le centre de Beyrouth.
Saad Hariri a dit que ces commémorations devaient être "pour les Libanais une occasion de montrer leur attachement à la vérité" et de demander à nouveau la mise en place d'un tribunal international pour juger les responsables d'attentats.

"Ne pas sortir (pour aller aux commémorations) revient à céder à la peur, à leur donner raison", a-t-il estimé sur la chaîne LBC. Les proches d'Hariri accusent l'opposition d'être aux ordres de la Syrie, de chercher à renverser le gouvernement et à empêcher la mise en place du tribunal.
11/09/2006
 Si la Statue de la Liberté donnée par la France aux USA il y a 120 ans symbolise l’amitié qui nous uni, il faut savoir aussi aujourd’hui manifester notre soutien et notre recueillement pour évoquer les moments tragiques, qui, il y a 5 ans déjà, on secouer le monde entier et meurtri l’Amérique et les démocraties dans leurs chairs. J’ai souhaité avec mes amis Thomas et Jérémie former le Comité du 11 septembre afin que chacun, ici et ailleurs, puisse exprimer la douleur et le choc ressenti ce jour là.

Dérisoire ?

Nous ne le pensons pas car cette espace dédié aux témoignages et à la mémoire passera par delà les dissensions et les confits qui ont secoué  le monde. Il doit resté un fil tendu au delà des langues et des relations politiques afin que chacun se rappelle ou la folie des hommes peut nous conduire.

Rendez-vous sur mardi11septembre.com





Les 24 suspects sous le feu des questions de la section antiterrorisme de la police britannique à Londres. La loi antiterroriste, ou Terrorism (United Nations Measures) Order 2001, permet de les détenir pendant 28 jours, sans inculpation. Les perquisitions se sont poursuivies, même si le ministre de l'Intérieur John Reid assure que les «principaux protagonistes» ont été arrêtés. Plusieurs disques durs d'ordinateur et divers documents ont été saisis d’un pavillon de Birmingham.
 
Cinq autres suspects clef toujours en fuite seraient cependant toujours activement recherchés, selon ABC News et l’hebdomadaire le Time, citant des sources sécuritaires américaines anonymes. Parmi eux, figure Matiur Rehman, présenté comme le cerveau du présumé projet terroriste. Selon Alexis Debat, ancien conseiller au ministère français de la Défense et consultant, Matiur Rehman «est extrêmement dangereux à cause de son rôle d’interface entre le cerveau et les muscles d’al-Qaida ». Selon des responsables pakistanais cités par la chaîne, cet homme, dont la tête est mise à prix 166.000 dollars par le Pakistan, aurait eu l’intention de commettre un «attentat spectaculaire», à l’occasion du cinquième anniversaire des attaques du 11 septembre.
 
L’infiltration d’un agent britannique au sein du groupe terroriste présumé a également permis d’accélérer l’enquête, lancée il y a environ un an. S’il n’est pas parvenu à connaître la totalité du plan, rapporte ABC, la taupe aurait toutefois informé les autorités de plusieurs détails : les bombes devaient être assemblées à bord de six à dix appareils qui ne devaient pas exploser à leur atterrissage aux Etats-Unis, mais bien en vol. Enfin, selon cet agent, les comploteurs étaient encore à un stade de reconnaissance : ils venaient tout juste d’identifier les lignes aériennes à emprunter, sans avoir relevé les numéros de vol.
 
L'ampleur du complot n’en finit pas de surprendre en Europe et aux Etats-Unis. Selon la presse anglo-saxonne, le commando composé d’environ 29 individus envisageait de faire exploser entre neuf et douze appareils d’au moins trois compagnies américaines (American Airlines, United Airlines et Continental Airlines) et de la British Airways, à destination de cinq grandes villes américaines (New York, Washington, Los Angeles, Boston et Chicago). A l’instar de 1995, le plan, qui aurait commencé à être échafaudé il y a un an, « visait à provoquer de multiples attentats-suicides sur des avions, pratiquement au même moment», a affirmé jeudi le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Michael Chertoff, lors d'une interview à la chaîne CNN. «Ils étaient à environ deux jours d'un test, et à quelques jours de passer à l'acte», a déclaré pour sa part un responsable des renseignements américains. «Si ces gens avaient réussi à faire tomber plusieurs avions transportant des centaines de personnes, nous aurions subi une catastrophe d'une ampleur comparable au 11-Septembre, avec des centaines, voire des milliers de morts», a-t-il ajouté. La conspiration aurait fait jusqu’à 2.700 de victimes, ont estimé des services de renseignements cités par le Time. Pour le département de Sécurité intérieure, si le complot était proche de son exécution, il n’était pas imminent.
 
Trois vagues de trois explosions en vol, une par heure : telle était l’ambition des comploteurs, selon plusieurs journaux britanniques évoquant des «sources au sein des services de sécurité».
 
Les explosifs liquides devaient être dissimulés dans des bouteilles de boissons énergétiques emportées par les suspects dans leurs bagages à main. Un flash d’appareil photo ou un chargeur de baladeur numérique servant ensuite de détonateur.
 
Des cassettes vidéos auraient été enregistrées par deux suspects arrêtés jeudi. Elles feraient figure de revendications des attentats qu'ils comptaient commettre, rapporte la chaîne de télévision américaine ABC.
 
 
Le profil des terroristes présumés : tous sont des citoyens britanniques, à l’instar des auteurs des attentats suicides du 7 juillet 2005 dans les transports publics de Londres, qui avait fait 56 morts et plus de 700 blessés. Tous sont âgés de 17 à 35 ans, avec une moyenne d’âge de 25 ans. Ils portent des patronymes à consonance d'Asie du Sud, et trois d'entre eux ont abandonné leurs prénoms occidentaux après leur conversion à l'islam. Leur profil est néanmoins varié : on compterait ainsi un maçon, un employé de pizzeria et un vigile, mais aussi un étudiant qui préside la société islamique de la London Metropolitan University, deux frères vendeurs de voitures d'occasion, un comptable et un employé à Heathrow. La Banque d'Angleterre a décidé de geler les comptes de 19 des 24 suspects arrêtés à Londres, à High Wycombe (ouest de Londres) et à Birmingham (centre de l'Angleterre).
 
Une coopération entre les autorités anglaises, pakistanaises et américaines a permis d’empêcher les attentats. Jeudi, Islamabad annonce avoir procédé à sept arrestations (dont deux citoyens britanniques) à Lahore et Karachi. Au moins trois d’entre elles seraient liées à al-Qaida. Deux des personnes arrêtées d'origine pakistanaise auraient également reçu de l'argent venant du Pakistan pour acheter des billets d'avion, précise ABC News. D’après une source gouvernementale britannique, citée par le The Guardian, un message envoyé du Pakistan et exhortant les terroristes à « y aller maintenant » aurait permis aux enquêteurs britanniques de procéder jeudi aux arrestations.
 
Après avoir rapidement pointé du doigt la nébuleuse al-Qaida, Charles Allen, chef du renseignement au département de Sécurité intérieure, a tenu à relativiser cette thèse, estimant qu’aucune preuve ne permettait de relier le complot à la chaîne de commandement d’Oussama ben Laden, rapporte le Time. Cette piste reste celle privilégiée par Islamabad qui soupçonne que des éléments d'al-Qaida présents en Afghanistan sont impliqués dans le vaste complot. Un suspect de premier plan a été identifié en la personne du Britannique Rashid Rauf.
 
Y a-t-il un plan B ? C’est la question qui inquiète enfin les officiels américains, rapporte l’hebdomadaire.


Le New York Times publie dans son édition du 7 août un article capital dont feraient bien de s'inspirer nombre de journalistes français.

Dans cet article les journalistes Steven Erlanger et Richard A.Oppel Jr.et Mark Mazzetti dressent un tableau complet  de ce qu'est le Hezbollah aujourd'hui : « un Hezbollah discipliné qui surprend Israël par son entraînement, sa tactique et son armement. »

On y apprend que « le Hezbollah est une milice entraînée comme une armée et équipée comme un Etat, » « très qualifiée, » selon un soldat qui revient du Liban, « équipée de gilets pare-balles, de lunettes de vision de nuit, de bons systèmes de communications et parfois d'uniformes et de munitions israéliennes. »

Les journalistes évoquent « les stocks stupéfiants de missiles syriens et iraniens, » les « roquettes chargées de roulements à bille anti-personnel. » Ils ajoutent que depuis six ans - c'est-à-dire depuis le retrait israélien du Liban jusqu'à une Ligne Bleue, frontière reconnue au millimètre près par l'ONU -  « l'Iran et la Syrie fournissent au Hezbollah des systèmes de communications par satellite et des armes d'infantrie parmi les meilleures, y compris des armes antitank russes et des explosifs Semtex, ainsi que l'entraînement nécessaire pour savoir les utiliser efficacement contre les blindés israéliens. »

« Le Hezbollah sait donc utiliser ces armes,  - en particulier les missiles anti-tanks  guidés par laser ou radio, avec des ogives explosives doubles et séquentielles et une portée d'environ deux miles- ce qui a provoqué la plupart des pertes au sein des forces israéliennes. »

Sur le plan tactique le Hezbollah utilise des tunnels d'où ses hommes sortent rapidement, tirent des missiles antitank portés sur l'épaule et disparaissent aussitôt, comme le faisaient les rebelles Tchétchènes lorsqu'ils utilisaient les égouts de Grozny pour attaquer les colonnes de blindés russes.
Et il y a quantité d'objets piégés dissimulés dans un terrain très vallonné.

Cette armée, qui compte entre 2.000 et 4.000 hommes, bénéficie de surcroît de nombreux combattants à temps partiel qui gèrent la logistique et cachent les armes dans des habitations ou des bâtiments à usage civil.

« Le Hezbollah opère comme une force révolutionnaire à l'intérieur d'une population civile, ce qui rend difficile de le combattre dans occuper des zones civiles ou les bombarder. »
Et ce sont « les Gardiens de la Révolution iraniens qui ont formé le Hezbollah, lui ont appris à guider leurs roquettes, à faire des « explosifs improvisés » - utilisés avec des effets dévastateurs contre les blindés américains en Irak - et les Israéliens disent qu'ils leur ont même appris à lancer des C-802, missile sol-mer, Israël ignorant que le Hezbollah en possédait. »

A la lecture de cet article il est clair que le Hezbollah, bras local de l'Iran et de la Syrie attendaient les forces israéliennes de pied ferme, tant sur le terrain militaire que sur celui de la guerre des images. Ce qui mène à penser que par  ses provocations du 12 juillet, avec ces soldats tués, ces deux autres kidnappés et les tirs simultanés de roquettes sur le nord d'Israël, le Hezbollah a voulu ce conflit.

Il faut souligner aussi que toute cette armée, ces stocks d'armes, ces tunnels ont été mis en place méthodiquement sous le nez d'autorités libanaises qui voudraient nous faire croire qu'elles sont en mesure aujourd'hui de faire régner l'ordre au Liban Sud et sous le nez de Casques Bleus d'une UNIFIL totalement discréditée que Kofi Annan voudrait voir reconduire.

Il faut ajouter à cet arsenal des drones comme celui qui a été envoyé vers le sud d'Israël le long de la côte le 7 juillet, et que l'armée de l'air israélienne a détruit en vol au large de Haïfa. Il semble que ce drone n'ait pas transporté d'explosifs, ce qui aurait été possible.

A suivre…

Source NYT, trad HKL

Il y a 3 ans déjà...

Sergio Vieira de Mello, né le 15 mars 1948 à Rio de Janeiro (Brésil), Sergio a été tué le 19 août 2003 à Bagdad, c'est un diplomate rare.

Fils de diplomate, il commence par accompagner son père à l'étranger au gré de ses mutations professionnelles. Diplômé du lycée franco-brésilien de Rio de Janeiro, il étudie ensuite à l'Université de Paris où il obtient une licence puis une maîtrise d'enseignement en philosophie, respectivement en 19691970. Durant les quatre années qui suivent, Vieira de Mello poursuit des études de philosophie à la Sorbonne, au terme desquelles il obtient un doctorat de troisième cycle, puis, en 1985, un doctorat d'État ès lettres et sciences humaines.

Son vœu le plus cher figure aujourd'hui sur sa tombe :
"L'intégration de tous les courants constitue le progrès de l'humanité."


C'est en 1969 qu'il débute sa carrière de fonctionnaire international aux Nations unies. D'abord affecté au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) à Genève (Suisse), jusqu'en 1980, puis conseiller politique de la force de l'ONU au Liban (1981-1983), il poursuit son ascension dans la hiérarchie onusienne au sein des organes d'aide aux réfugiés (1983-1993). Il est par la suite chargé de mission par le secrétaire général de l'ONU Boutros Boutros-Ghali en ex-Yougoslavie (1993-1994), avant de devenir l'adjoint de Sadako Ogata, Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (1995-1997).

En 1998, il est nommé coordinateur de l'aide humanitaire d'urgence. On le retrouve plus tard comme administrateur des Nations unies au Kosovo puis au Timor oriental (1999-2002), où il accompagne avec succès la marche vers l'indépendance de cette jeune nation, avant d'être désigné par le secrétaire général Kofi Annan à la tête du Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH).

Au bout de quelques mois seulement, Annan le désigne comme son représentant en Iraq qui est alors secoué par le terrorisme islamiste. C'est au cours de cette mission difficile d'assistance à la population iraquienne qu'il est tué lors de l'attentat suicide qui touche le QG de l'ONU le 19 août 2003. Sa dépouille est ensuite rapatriée et inhumée dans l'intimité le 28 août au cimetière des Rois de Genève, siège du HCDH et du HCR et ville à laquelle il se disait profondément attaché pour l'avoir découverte alors qu'il n'avait que 21 ans et pour y avoir passé de nombreuses années.

Vieira de Mello aura passé au total 34 années de sa vie au service de l'ONU et était vu par beaucoup comme un possible successeur de Kofi Annan à la tête des Nations unies. Il était marié et père de deux fils.


 



Les services de renseignements militaires piratent la télévision et la radio du Hezbollah pour faire passer leurs messages.

Les station du Hezbollah, ont connu cette semaine quelques instants de stupeur. Des photos de cadavres sont apparues d'un coup sur leur écran, agrémentées d'un message écrit accusant Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, de mentir sur les pertes essuyées par les combattants de sa milice. La direction de la chaîne n'avait pas tourné casaque. Il s'agissait d'une opération de piratage menée par le service israélien des renseignements militaires, dans le cadre d'une guerre psychologique destinée à casser la figure de héros national que Nasrallah tente de se forger au Liba

 
Les Israéliens ont aussi mené un «raid médiatique» sur la station de radio du Hezbollah, qui a diffusé à son corps défendant ce message : «Hassan Nasrallah a envoyé sans les préparer des hommes combattre l'armée isralienne, une armée d'acier. Cessez un moment d'écouter les hymnes patriotiques, réfléchissez par vous-même, ayez les pieds sur terre». À titre d'intimidation plus ciblée, les Israéliens ont envoyé des SMS et des messages enregistrés sur des portables à des membres du Hezbollah ou des Libanais censés être proches de ce mouvement.
 
Ces «coups» sont concoctés par un département des services de renseignements de l'armée. Un officier, qui a suivi une formation de psychologue, a expliqué cette semaine à la presse que gagner l'opinion publique libanaise était aussi important pour Israël que de mener des actions militaires réussies. «Nous tentons d'imposer de nouvelles règles du jeu, qui ne seront pas uniquement déterminées par le nombre de victimes, mais aussi par l'état d'esprit qui prévaudra des deux côtés à la fin des combats», explique ce commandant de 39 ans.... (source fig)


 


Son Profil, par Alexandre Adler sur France Culture. Durée : 2mn 
A ne pas manquer la sortie de la vision russe du conflit afghan des années 90.



 Afghanistan War Movie Breaks Russian Box Office Record


In the first five days of distribution a new Russian movie about the Soviet war in Afghanistan has broken domestic box office records, taking $7.7 million, the Izvestia daily reports. At least 1.8 million people have visited the country’s cinemas to watch it.

9th Company by Fyodor Bondarchuk has become the third Russian movie to beat Hollywood blockbusters for popularity in Russia’s cinemas. The Afghan war film follows costume drama Turkish Gambit with $18 million (in first five days it brought the producers only $5 million) and fantasy thriller Night Watch with $16 million, which it earned in the whole distribution period of several months.

The first U.S. movie, Lord of the Rings: The Return of the King (approximately $14 million), appears only at fourth place in the most successful films at the Russian box office.

9th Company is based on historical events from the period 1987-1989. The war in Afghanistan claimed the lives of 15,000 Soviet servicemen. The real life 9th company was among the first elements of the Red Army to be sent to Afghanistan. At the end of 1987 the 9th company was sent to the epicenter of the war at a height of 3,234 meters (named later “3234”) to cover the retreat of Soviet forces. They were cut off from the world and died, convinced that the war was not over.

The movie’s budget was $9 million and saw 1,500 servicemen taking part in the filming. 9th Company became only the second movie in the history of Russian cinematography to collaborate with the famous Pinewood Shepperton Studios, the birthplace of all the James Bond movies, Black Hawk Down, as well as the latest Tim Burton movie Charlie and the Chocolate Factory.

(from Moscow News)


En cette période de conflit, saluons le courage de Nicolas Sarkozy lors de son débat avec Tarik Ramadan.